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Et moi, j’existe ?

Et moi, j’existe ?


T’es-tu déjà sentie inexistante ou moins importante depuis même l’annonce de ta grossesse ? Parce-que moi, oui. Je vais t’expliquer pourquoi, mais prends note, avant de lire cet article, que tout ce qui y est dit est très subjectif. Cela dépend de ta sensibilité, de ce qui te touche ou non, de si tu arrives à lâcher prise ou non et juste de plein de facteurs. Cet article te parlera peut-être beaucoup ou alors pas du tout.

Il est possible que déjà pendant ta grossesse tu passes en second plan. On se permet peut-être de te toucher le ventre, comme s’il était devenu un objet. Ou de saluer le bébé qui grandit en toi avant de te dire bonjour. Mais ce n’est que le début. Quand tu auras accouché, ton bébé va sûrement recevoir un tas de cadeaux de bienvenue. Mais toi, en tant que maman qui vient de vivre une grossesse, un accouchement plus ou moins difficile ou traumatisant et un début de post-partum, tu ne reçois peut-être rien. Est-ce que ton bébé a besoin de toutes ces choses, en plus, souvent reçues à double ou à triple ? Mais toi par contre, tu aurais besoin qu’on te prépare un petit plat réconfortant, qu’on vienne te faire le ménage, qu’on t’offre des fleurs ou un massage pour quand tu auras le temps. Mais là encore, comme pendant ta grossesse, tu passes sûrement après. Car une maman, c’est une maman et c’est « normal » que tu doives continuer à faire à manger, à faire le ménage, à être dispo 7/7 et 24/24, sans demander d’aide.

Et après, quand ton entourage vous rend visite, il est probable qu’on dise bonjour à ton enfant en premier. Ensuite, soit la personne se rend compte que tu es là et décide de te saluer ou alors, pas de chance, on ne te dit rien. Un oubli sûrement. Il peut même arriver que tu insistes, en disant plusieurs fois bonjour, mais sans qu’aucune réponse ne te vienne en retour.

Et puis il est possible aussi qu’on te dise qu’on veuille voir ton enfant, qu’on se réjouit de le/la retrouver, qu’on est en manque de lui/elle. Et toi ? Quelqu’un·e a envie de te voir ? Peut-être que derrière ces mots, évidemment que la personne est très heureuse de te voir aussi. Mais ça fait toujours plaisir de l’entendre. Histoire que tu n’aies pas l’impression d’être juste la « maman de » mais toujours une personne à part entière. Et aussi pour que tu saches que tu es encore importante malgré que tu sois devenue maman.

Et finalement, on te demande beaucoup comment va ton enfant. Souvent. Et toi, on te le demande ? Comment tu as vécu ton accouchement ? Est-ce que physiquement et psychologiquement ça va ? Comment tu vis ton post-partum ? Comment tu gères les journées alors que tu dors peu la nuit ? Comment tu vis ce tsunami qu’est l’arrivée d’un bébé ? Est-ce que tu as besoin d’aide ? Ou simplement un comment ça va honnête, où la personne qui te le demande attend vraiment une réponse et est prête à entendre que ça va ou alors que ça ne va pas et qui va t’écouter attentivement te confier. Il est vrai qu’on te demande comment tu vas. Mais c’est comme si c’était une question de politesse et tu te contentes de répondre « oui ». Et si une fois tu oses dire à quelqu’un·e que tu n'as pas le moral, que c’est dur ces temps, il se peut même qu’on te réponde d’un simple hochement de tête. Te confortant dans l’idée qu’une maman n’as pas le droit de flancher et qu’au final, tant que ton enfant va bien, c’est ce qui importe. Peut-être, ce qu’on attend de toi, c’est que tu parles de ton bébé, de comment il évolue, de comment il a vécu sa première fièvre, ou son premier jour à la crèche. Et là encore, est-ce qu’on te le demande à toi comment tu as vécu toutes ces « premières fois » ? Il y en a un tas – voire toutes – qui ne sont pas anodines et qui peuvent aussi être difficile pour toi – car ce sont des étapes ou des moments de souffrance pour ton enfant.

Mais évidemment, remercie les personnes de ton entourage qui prennent le temps de t’amener de bons petits plats à la maison, qui gardent ton enfant une journée pour que tu puisses souffler, qui s’intéressent réellement à comment tu te sens, qui t’offrent un bouquet de fleur ou un bon dans ton magasin préféré. 

Je suis persuadée que pour que ton enfant soit bien, il faut en premier lieu que tu le sois. Et pour cela, les gens qui sont autour de toi ont quelques clés en main. Un gentil mot sincère, une petite attention, un « bonjour » dirigé, une écoute quand tu as besoin de lâcher parce-que là, ça ne va pas, un « je me réjouis de te voir, ça fait longtemps », un compliment sur ton rôle de maman que tu fais à merveille. 

À toi, la maman qui peut parfois penser que tu n’existes plus depuis que tu as ton bébé dans ton ventre ou que tu n’es plus autant importante dans le cœur de tes proches, saches que tu as le droit d’être la plus heureuse du monde que ton entourage aime autant ton enfant, mais qu’en même temps tu sois triste de passer (presque) toujours en second plan.

Et à toi qui entoure une maman, sois doux·ce avec elle. Sois attentif·ve et attentionné·e. Elle n’est pas que maman, elle reste la personne que tu as connue avant sa maternité et qui a besoin de toi. Elle a vécu une grossesse, un accouchement, un post-partum, des nuits difficiles, un allaitement réussi ou non, des étapes dans la vie de son enfant qui ne sont pas toutes faciles. Et ça va continuer encore des années. Je te le répète, elle a besoin de toi. Rappelle-lui que tu l’aimes et qu’elle est importante.

Et pour répondre à la question du titre de l’article, tu existes. En tant qu’amie, fille, sœur, cousine, petite-fille et maintenant maman. Mais surtout en tant que toi.

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