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on a tous été enfant

A-t-on oublié qu’on a un jour été enfant ?

A-t-on oublié qu’on a un jour été enfant ?

 

A-t-on oublié qu’on a un jour été enfant ?

Triste société. Cette société dans laquelle les enfants n’ont pas le droit d’être… des enfants. Cette réalité me frappe en pleine figure, depuis que je suis maman. Avant ça, je n’avais pas réalisé à quel point les enfants dérangent. Peut-être parce qu’ils et elles ne m’ont jamais dérangée, je ne sais pas. Mais plus j’avance dans ma maternité, plus ce constat se fait vrai et j’avoue que c’est difficile à accepter et surtout, à comprendre.

 

Je vois les regards lorsque mes enfants crient, rient « trop fort », s’amusent, s’énervent. Mais pire, certaines personnes se permettent des commentaires. Des « oh c’est quand que ça s’arrête », des « ta gueule ! », des « chuuuuuut ». On a même dit de ma fille qu’elle « gueulait » lorsque, émerveillée de voir un cheval et un poney dans un jardin, elle a fait ses petits bruits pourtant trop mignons en pointant les animaux du doigt. Les remarques, je les entends partout : dans la rue, à la gare, au magasin, sur le chemin où je vis et même dans mon jardin. Franchement, c’est trop. J’aimerai tellement réussir à m’en foutre, mais trop souvent, ces personnes gagnent. Car oui, dès que je sors avec mes enfants (et même dans mon jardin), j’ai peur. Peur de la crise qui pourrait arriver, de l’éclat de rire ou l’excitation trop « intense ». Et si ça arrive alors je vois ces regards, j’entends ces remarques et je me retrouve gênée, à essayer tant bien que mal de réduire le son. Sauf que ce sont des enfants. Et les enfants sont bruyants. Ils et elles vivent, simplement, sans se soucier du regard des autres. Mais dans cette société-là, j’ai l’impression qu’on devrait, dès leur plus jeune âge, leur apprendre à faire les choses en fonction de celles et ceux qui nous entourent. 

 

Quand je vois un enfant en crise, j’ai une pensée pour le parent qui est sûrement mal à l’aise. Il se peut que ce dernier soit démuni et en plus, il vit cette situation peut-être plusieurs fois par jour. C’est pareil quand un enfant fait des hurlements pour s’amuser ou court partout dans le magasin ou n’obéit pas en public. Parfois on a beau tout essayer, c’est (très, très) difficile de calmer l’enfant. Mais ce qui me fait du bien dans ces moments-là, ce sont ces regards et sourires qui te disent « je sais ce que tu vis » ou ces « courage » que tu entends quand quelqu’un·e passe à côté de toi. Je ne pensais pas qu’autant de personnes n’avaient pas ou plus cette empathie envers l’autre. Et qu’au lieu de se mettre à la place du parent ou même de l’enfant, préféraient juger.

 

Il arrive aussi qu’on dise d’un enfant qu’il « pleure pour un rien », ou qu’il en « fait trop, ce n’est pas si grave ! ». Mais quel message leur donne-t-on avec ces phrases ? Qu’ils et elles n’ont pas le droit d’exprimer ce qu’ils et elles ressentent ? Peut-être que pour une personne cet évènement n’est pas grand-chose, en effet. Mais pour quelqu’un·e d’autre, c’est énorme. Personnellement, je ne veux pas faire de mes enfants des adultes qui doivent réfléchir s’il et elle ont le droit de ressentir telle ou telle émotion. Je pars du principe que si on ressent quelque chose, de positif ou de négatif, c’est que c’est bien réel pour nous et donc que cette émotion se doit d’être vécue et même exprimée. 

 

Une fois, on m’a dit que c’était à cause de parents comme ceux et celles qui jugent, que notre génération était aujourd’hui en thérapie. Ça me semble assez vrai. Je pense que les choses ont changé, les esprits ont évolué quant à l’éducation. Ou sont en train, plutôt. On met toutes les chances du côté de nos enfants pour ne pas étouffer qui ils et elles sont vraiment, pour être sûr qu’ils et elles aient accès à leurs émotions.

 

J’ai également lu que les conseils, les commentaires ou les jugements qu’on peut recevoir ont surtout pour but de justifier la personne qui les fait. Elle parle sûrement de la façon dont elle a été éduquée et/ou a éduqué ses enfants. Par exemple, une personne qui râle car ton enfant est soi-disant trop bruyant a sûrement eu des parents qui ne la laissait pas s’exprimer et tentait de la faire taire. J’essaierai de me dire ça au prochain commentaire. Que ce n’est ni moi ni mes enfants qui sont jugé·e·s mais le trauma que l’auteur·trice a de son enfance et/ou de l’éducation qu’elle a donnée.

 

Les remarques et les regards assassins sont difficiles à accepter, mais je vais continuer à faire un gros travail sur moi pour juste laisser couler. Je ne vais pas faire de mes enfants des êtres sans vie et sans émotions, comme ces adultes qui sont en face de nous. Is et ells ont le droit de rire, de s’émerveiller, de faire une crise, de pleurer, de s’énerver, d’être excité·e·s. Bien sûr que si leur comportement me semble inapproprié (hurlements dans un endroit calme, courses poursuites dans un restaurant,…) je leur dis de s’arrêter. Mais en aucun cas quand il s’agit juste d’enfants qui vivent leur enfance. Ne pas vouloir faire de nos enfants des personnes sans vies ne signifie pas ne pas mettre de limites. Il y a une nuance et un juste milieu à trouver et c’est propre à chaque parent.

 

Alors si tu es une de ces personnes qui s’agace du comportement d’un enfant ou qui juge inapproprié un enfant qui s’émerveille ou crise, n’oublie pas que tu as toi aussi été un enfant un jour. Et que ça serait tellement beau qu’on garde encore cette âme en vieillissant, au lieu de se plier à ce que souhaite une société dans laquelle il faut se taire et rester dans les lignes. Ce n’est pas la faute de nos enfants si dans ta propre enfance on ne t’a pas permis de vivre cette belle période. Et surtout, n’oublie pas que ces enfants sont l’avenir de ce monde. Je peux concevoir que dans un avion, un train, un magasin ou un restaurant, l’excitation ou les cris d’enfants peuvent déranger un peu. Mais sois un peu plus chill et dis-toi qu’il s’agit que de quelques heures dans ta journée pendant lesquelles tu seras « embêté·e ». S’il s’agit d’une crise, aies plutôt une pensée pour le parent qui vit ça quotidiennement ou pour l’enfant qui doit être dépassé·e par ses émotions. Et s’il est question d’un moment d’émerveillement, regarde le bonheur de cette famille. J’espère qu’à un moment tu arriveras à te (re)connecter à ton enfant intérieur pour te rappeler. Cette période a l’air si belle et en même temps si dure. C’est normal qu’un enfant ne sache pas gérer ses émotions, qu’elles soient positives ou négatives.

 

Et à toi qui vit également des regards et des commentaires. Essaie de passer au-dessus. Tes enfants ont le droit d’être qui ils et elles sont, de vivre, de s’exprimer, de rire, de pleurer, de chouiner. Avec les limites que TU as choisies, mais pas avec celles qu’impose la société.

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